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Mesures de protection et intérêt de la médiation familiale

La protection d’un majeur peut être source de tensions au sein des familles, notamment lors du choix de la mesure à appliquer. Le juge des tutelles joue alors un rôle central pour adapter la décision aux besoins et à l’autonomie de la personne. Dans ce contexte, la médiation familiale apparaît comme un outil précieux pour apaiser les conflits et recentrer les échanges autour de l’intérêt du majeur protégé.

Les désaccords autour de la protection d’un majeur

La protection d’un majeur peut être un sujet de désaccords au moment de la prise de décision, que ce soit entre des membres de la famille du proche, qu’entre la personne concernée et une ou des personnes de son entourage familial.
Des conflits peuvent également survenir entre un majeur protégé et ses proches, comme dans tout autre contexte familiale.

Le rôle du juge des tutelles

Concernant le premier cas de figure, la mesure de protection est décidée par le Juge des Tutelles dont la mission est d’identifier les besoins du majeur afin d’adapter la mesure à la singularité de la situation de la personne. Différentes mesures coexistent et au sein de ses typologies que sont la curatelle (besoin d’assistance) et la tutelle (besoin de représentation).

La protection envisagée tend à s’adapter à la particularité propre à la situation au regard de l’autonomie de la personne qui est à préserver. Le juge des tutelles est amené à entendre au cours d’une audition le majeur lorsque c’est possible, ainsi que les proches.

L’habilitation familiale qui se décline également en lien avec les besoins identifiés, possède dans un contexte de déjudiciarisation, cette particularité qu’une fois la décision prise par le magistrat, seuls un ou des membres de la famille assurent le suivi de l’accompagnement. Elle nécessite un consensus familial.

Des relations familiales parfois complexes

Les situations familiales sur le terrain s’avèrent parfois complexes notamment en raison des relations plus ou moins distantes, plus ou moins protectrices des uns ou des autres et des ressentis de la personne concernée. Ainsi, la perception des besoins, les craintes ou visions de chacun sont source de divergences. Plus spécifiquement dans le cadre de l’habilitation familiale, le manque de confiance envers les sujets potentiellement délégués à gérer certains domaines font obstacle à l’entente indispensable. Parfois, c’est le passif familial qui ressurgit et s’infiltre dans les mésententes.

La médiation familiale comme outil d’apaisement

Ainsi quelle que soit la mesure envisagée, la médiation familiale peut s’avérer un outil utile au service du majeur protégé visant un apaisement et une acceptation voire une meilleure compréhension de chacun, que ce soit en terme de besoins que de choix de la personne qui occupera la fonction décidée par le juge. Il en est de même concernant le choix de la répartition des tâches entre différents membres volontaires dans la perspective d’une habilitation familiale.

De la sorte, lorsqu’elle inclut le majeur, en tenant compte de ses capacités préservées, elle peut jouer un rôle préalable à une acceptation de la décision. Mais aussi amener les autres membres à évoluer de leur position antérieure. Quand bien-même le majeur ne participerait pas à proprement parler à l’ensemble des séances de médiation familiale, le principe de la médiation vise à ce qu’il demeure en tant que sujet particulier au cœur des échanges.

Les principes de la médiation familiale

Les règles de la médiation familiale restent inchangées, mise à part, si nécessaire, la possibilité pour le médiateur de se déplacer sur le lieu de vie de la personne vouée à être protégée.
Les principes qui régissent toute médiation familiale sont observés par le médiateur qui se montre neutre et impartial dans un cadre de confidentialité partagée par tous les participants.

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