Communiqué de presse

Publication du rapport annuel de l’Observatoire des Tarifs Bancaires 2026 : l’Unaf réagit

L’Observatoire des Tarifs Bancaires vient de rendre public son rapport annuel. L’Unaf, qui siège au sein de l’instance au nom de la défense des consommateurs, tient à réagir sur trois points : l’augmentation du coût des services bancaires, les marges de progrès de l’Offre Client Fragile, et la censure du Conseil Constitutionnel de plusieurs dispositions visant à encadrer les frais bancaires liés aux successions, notamment dans le cas du décès d’enfants mineurs.

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Une augmentation du coût des services bancaires, des bénéfices nets records pour les acteurs de la Place

L’étude annuelle du rapport de l’Observatoire des Tarifs Bancaires fait apparaitre une hausse du prix des services bancaires supérieur au niveau général de l’inflation : les prix des services bancaires ont augmenté de 2,7 % en un an, contre 0,9 % pour l’inflation générale.

L’Unaf relève que cette hausse des tarifs bancaires intervient dans un contexte spécifique : les cinq plus grands groupes bancaires français ont affiché des résultats nets cumulés de 35 milliards d’euros en 2025, un chiffre historique par son ampleur. C’est 10 % de plus que l’année précédente. En parallèle, le nombre d’agences bancaires reflue sur tout le territoire, et la productivité du secteur augmente fortement, comme en atteste la baisse inédite de leurs coefficients d’exploitation respectifs (en moyenne, le coefficient d’exploitation a baissé de 1,9 % en an).

Par ailleurs, il n’existe aucune donnée publique sur la part des frais d’irrégularités et d’incidents de paiement dans le produit net des banques de détail pour leur activité auprès des clients particuliers. Or ces frais se chiffrent en milliards d’euros.

Dans un contexte de forte augmentation du surendettement dans notre pays, l’Unaf appelle donc les parlementaires à initier une mission d’information transpartisane pour faire la lumière sur le rôle des frais d’incidents dans le modèle économique des banques de détail.

L’Offre Client Fragile : le faible coût de la souscription ne doit pas masquer l’essentiel

Le rapport de l’OTB montre que les banques facturent en moyenne la formule de compte pour les clients fragiles (OCF) à niveau inférieur au plafond réglementaire fixé à 3 € mensuel. C’est un point certes notable mais qui ne doit pas masquer l’essentiel :

Censure regrettable de dispositions visant à encadrer les frais bancaires liés aux successions par le Conseil Constitutionnel

L’action de la Caisse d’épargne Grand Est Europe a permis d’obtenir auprès du Conseil constitutionnel la fin de l’obligation légale pour toutes les banques d’appliquer la gratuité pour les frais bancaires pour les successions modestes ou la clôture des comptes et livrets des mineurs décédés, au motif que cela constitue une « atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre et la liberté contractuelle ».

L’Unaf relève que cette procédure a été entreprise par un établissement bancaire qui a été condamnée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes en 2026 à une amende de 3,2 millions pour des dépassements en matière de commissions d’intervention en outrepassant gravement ses droits.

L’Unaf appelle l’ensemble des groupes bancaires à poursuivre la gratuité des frais bancaires et frais annexes pour les successions modestes et des mineurs décédés alors même que ces frais pèsent peu dans le total des frais facturés au titre des successions.

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